Théâtre

Quatre filles : présentée au Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 9 avril

Le Théâtre Denise-Pelletier présente Quatre filles du 16 mars au 9 avril, une adaptation d’après la chronique Little Women (1868) de Louisa May Alcott. La mise en scène est assurée par Louis-Karl Tremblay et le texte, de Julie-Anne Ranger-Beauregard, a d’ailleurs été publié chez Leméac Éditeur.

Les sœurs March ont du caractère, je préfère que vous soyez averti·e·s avant de les rencontrer. Rose-Anne Déry joue l’indépendante Jo (pour Joséphine), Laetitia Isambert incarne l’impulsive et l’espiègle Amy, Clara Prévost se pavane dans les robes de Margaret (« Meg ») et Sarah Anne Parent se glisse dans la peau de la délicate Beth (Elizabeth). Se joignent aux sœurs Dominique Quesnel dans le rôle de l’inquiétante « Tante March » et Matttis Savard Verhoeven qui interprète les personnages masculins.

Le classique de Louisa May Alcott a connu de nombreuses adaptations sous toutes les formes. Peut-être en avez-vous croisé une, ce n’était pas le cas de Julie-Anne Ranger-Beauregard jusqu’à récemment. Elle partage, Louis-Karl aussi, ses commentaires dans le numéro 107 du Cahier d’hiver 2022 du Théâtre Denise-Pelletier : « Ma mère m’a offert le roman quand j’étais enfant, et je l’ai boudé. Le film de 1994, pourtant iconique, n’a pas croisé ma route […] Je suis donc entrée dans le projet d’adaptation vierge de toute idée préconçue, ce qui m’a permis de faire la connaissance de Little Women avec un regard adulte, au même âge où Louisa May Alcott l’a écrit. »

Ce regard mature lui permet d’écrire l’adaptation en se penchant sur les thèmes qui l’inspire dans le contexte du Québec d’aujourd’hui, bien que l’histoire débute dans une petite ville du Massachusetts au tournant de l’année 1862 : elle nomme devenir adulte, perdre son enfance, devenir ce qu’on veut être, la recherche d’un idéal, les restrictions de la société, la solidarité contre la rivalité, le rôle de la famille et l’évolution de la vision du monde à l’âge adulte. C’est presque difficile à croire que tout cela entre dans une pièce de 1 h 50, mais je vous assure que oui.

« Le roman, hautement féministe pour son époque, a participé à l’émancipation féminine en donnant au monde, surtout en la figure de Jo March, des modèles de femmes fortes, fougueuses et aventurières, qui prennent leur destin en main même si elles sont considérées par la société comme d’éternelles enfants. […] Il est certainement intéressant de se demander comment il peut résonner au Québec en 2022, en français, et sur la scène ! »

Louis-Karl place les personnages dans un « hiver éternel ». Les premières minutes de la pièce se déroulent sous une douce neige qui caresse le sol jusqu’à la tombée du rideau, malgré l’évolution de l’histoire à travers des saisons. Il explique : « L’accumulation de cette neige est le symbole de toutes les luttes menées. Sous son manteau, une multitude de promesses. »

Pour plus d’informations ou pour faire l’achat de billets, cliquez ici.

Photos : Théâtre Denise-Pelletier / Gunther Gamper

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