Danse

Se dissoudre à l’Agora de la danse : impressionnante exécution de Marie-Philippe Santerre

Se dissoudre, présenté dans l’espace Orange de l’Agora de la danse, est le dernier spectacle de Catherine Gaudet. Présentée jusqu’au 5 mars sur une scène entièrement blanche, la chorégraphie d’une heure m’a semblé courte malgré la lente progression du spectacle. J’ai été captivée par l’innovation de la forme et la recherche des capacités du corps, exposés principalement au début. L’interprète, Marie-Phillippe Santerre, fait preuve d’une grande contenance. La répétition de mouvements et de sons donne le temps au spectateur d’explorer ses nuances, de nous construire un monde imaginaire qui s’inscrit dans celui de la scène.

La précision des mouvements de l’interprète, mille fois répétés, laisse émaner leurs lentes déconstructions à travers un corps restreint par des liens invisibles. Pendant près de la moitié du spectacle, la danseuse crée sa propre musique grâce à un impressionnant travail de respiration, de râles qui devient mécanique, jouissifs, robotiques, épuisés, combatifs. Les mouvements suivent avec précision ces sons rauques et bestiaux, créant un univers en entier à partir des seules possibilités qu’offrent le corps, l’espace vide, et le temps. C’est un solo dansé en duo avec le souffle. Accompagnée ensuite de musique électronique, nous restons dans un univers étrange, paranormal, grisant. Les images qui émergent sur scène sont vivantes malgré leur staticité, et bien que le fil conducteur du spectacle soit un mystère pour moi, j’ai été hypnotisée par l’intensité du regard de Marie-Philippe Santerre jusqu’à la fin, lorsqu’une ballerine vibre dans sa boule à neige.

L’affadissement du merveilleux, présenté au FTA en 2019 et spectacle fondateur de Se dissoudre, visitera la Hongrie à la fin mars pour deux représentations. De beaux accomplissements pour la chorégraphe montréalaise qui a lancé sa propre compagnie de danse dans les dernières années. Pour le moment, aucun nouveau projet n’est annoncé, ni pour la chorégraphe ni pour l’interprète.

Pour plus d’information sur la compagnie Catherine Gaudet, cliquez ici.

Pour vous procurer des billets, c’est ici.

Photo : Julie Artacho

Photo en couverture : Mathieu Doyon

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