Humour

L’humoriste Cathy Fuoco nous parle de son premier one-woman-show, mis en scène par Joël Legendre!

Après une dizaine de représentations tant en Belgique qu’au Québec, l’humoriste Cathy Fuoco se rendra à la Salle Claude-Léveillée de la Place des Arts le 18 mars prochain afin de livrer Mes Bananes vertes, coécrit avec Diane Jules. C’est dans ce contexte que nous avons eu l’occasion d’échanger avec elle sur sa vision de son tout premier spectacle solo. Nous lui avons également posé quelques questions sur la place que prenait l’improvisation dans sa vie. Définitivement, Cathy est une artiste à découvrir, et même à redécouvrir ! 

Un premier one-woman-show!

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, ou peu, Cathy Fuoco, que devraient-ils absolument savoir sur toi ? 
« Ouf! J’ai droit à combien de mots? Avant tout, je suis une demi italienne. Comme demi, semi ou un peu italienne, ça n’existe pas. Je suis too much italienne, méga italienne. Je parle avec mes mains, je parle fort, je pleure à rien et j’aime bien manger, manger et encore manger. Ça vous donne une idée du personnage. Le seul problème, c’est que ce n’est pas un personnage. C’est moi, Cathy, La Mamma! La mère trop intense qui veut tout faire pour se prouver qu’elle peut le faire… Comme sauter en parachute ou aller voir le Pape. »

Comment as-tu sélectionné les différents thèmes à aborder pour ce premier one-woman-show? 
« Suite à mon divorce et les 10 080 minutes qui m’étaient données sans mes enfants (garde partagée oblige), j’ai écrit mes états d’âmes, qui sont devenus des sketchs. Merci aux nombreuses nuits d’insomnie qui m’ont donné autant d’idées pour occuper tout ce temps libre. Des cours de natation, car je ne savais pas nager; un cours de Yoga où je me suis fait montrer la porte; un facial qui est devenu une psychanalyse; parcourir les sites de rencontre et en être effrayée. J’ai même pris des cours… de Slam (sur YouTube)! Je qualifie cette période de « pathéticomique »! »

Quel message souhaites-tu véhiculer à ton public? 
« Que même lorsqu’on tombe, on lave notre bobo, on enlève les petites roches et on continue à marcher… ou à boiter, selon la gravité du susmentionné bobo. Je veux montrer que lorsqu’on se perd, on a plus de repères et on se doit de se retrouver. Même si des fois, comme moi, on doit passer par mille et un détours, mais on finit par se retrouver. Le ridicule ne tue pas, je vous le jure. Et un sourire arrange tout. »

Une mise en scène signée Joël Legendre

Pourquoi avoir confié la mise en scène de Mes Bananes Vertes à Joël Legendre ? Comment vous êtes-vous rencontrés? 
« J’ai rencontré Joël Legendre l’année dernière, pendant qu’il faisait la mise en scène d’un spectacle et je suis tombée sous le charme. Joël a une façon de parler aux gens qui est désarmante. Quand il te parle, c’est à toi et à personne d’autre qu’il s’adresse. Je l’adore! Il a tout de suite compris ce que sont Mes Bananes Vertes et l’importance qu’elles ont pour moi. Il s’est impliqué dans le projet à fond. Il m’appelle sa braillarde! »

Y a-t-il des points sur lesquels vous vous entendiez moins que d’autres ? Si oui, comment avez-vous réussi à trouver le juste milieu entre l’envie que tu avais et son regard de metteur en scène?
«C’est ça qui est extraordinaire avec lui, il est à l’écoute. Il réfléchit, pose des questions, fait des propositions qui marchent. Travailler avec lui, c’est s’ouvrir à d’autres dimensions, une nouvelle vision. »

À propos de l’improvisation 

Qu’est-ce que cela te fait de pouvoir appliquer ce que tu as appris pendant tes cours d’improvisation avec Impro-Cierra en l’enseignant aux élèves de deuxième et troisième cycle? Y a-t-il des techniques de jeu que tu préconises pendant les matchs? 
« Avec les enfants, je leur répète souvent d’être près du public, être « groundé » et accepter les propositions. Ce sont des notions que j’ai apprises lors de mes cours et les matchs d’improvisation joués. Les enfants sont des sources intarissables de propositions. Il faut les accepter et créer un monde autour de cette idée. Je m’amuse beaucoup avec eux, surtout ceux qui se cachent dans le fond de la scène, car ils ont peur. Habituellement, c’est eux qui se retrouvent en avant les pieds dépassant de la scène tellement ils ont du plaisir. »

Lesquelles [de ces techniques] utilises-tu pour t’aider lors des représentations de ton spectacle? 
« La beauté avec l’improvisation, c’est que tu peux aller n’importe où avec une idée. Si j’oublie une ligne, je peux « tricoter » jusqu’à ce qu’elle me revienne. La notion que je fais sans réfléchir c’est de m’approcher du public. Ça se fait tout seul. J’adore être proche des gens quand je raconte mes histoires, ça devient plus intime. Grâce au travail avec Joël, le spectacle s’est solidifié et c’est lui qui m’a « groundé ». Il a donné de l’épaisseur à mon texte et l’a rendu encore plus fort en définissant mes mouvements et mes déplacements. »

Y a-t-il quelque chose que tu aimerais partager avec nous pour clore le tout? 
« Je voudrais ajouter que la musique, dans mon Seule En Scène, a une place de choix. Toutes les pièces musicales veulent dire quelque chose. Elles sont placées à un moment précis et liées intimement à mon histoire. Les morceaux vont de Nine Inch Nails à Brel en passant par Dassin. On va rire, on va pleurer et on va manger, manger, manger (enfin surtout moi)! »

Rappelons que cette humoriste d’origine calabraise se produira à la Place des Arts le 18 mars prochain. En attendant, il vous est possible de la suivre sur Facebook afin de demeurer à l’affût de ses actualités.

Merci à Cathy Fuoco et Frédérique Dansereau.

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