Musique

[Entrevue] Un 3e album pour les Hunter Brothers!

Les frères Luke, J. J., Ty, Brock et Dusty Hunter, ou Hunter Brothers si on veut économiser notre souffle, sortaient leur 3album Been a Minute le 2 juillet dernier. Un 10 morceaux country nés à partir du contexte de la dernière année.

La pandémie a inspiré les frères Hunter à parler d’empathie, des défis et obstacles de la vie, d’incertitude et des petits bonheurs. Tout cela dans leur style entraînant et leurs harmonies vocales bien à eux.

Voici l’entrevue :

La musique country prend tant d’expansion au Québec et on adore découvrir de nouveaux artistes. Comment décririez-vous votre style aux amateurs de musique qui ne vous connaissent pas encore ?

« Notre son tend définitivement vers le pop-country, mais le groupe étant composé de 5 frères de sang, il y a plusieurs influences différentes qui ont infiltré notre musique… Rock, gospel, pop, R&B, Motown, EDM, a cappella, etc.

On tombe beaucoup dans les harmonies vocales puisque nous chantions souvent de la musique très vocale et harmonique durant notre enfance.

Nous avons aussi grandi sur une ferme dans une région rurale de la Saskatchewan et nous écoutions la radio country, alors nous sommes très attachés à l’aspect « country » de notre musique. »

Avez-vous déjà joué au Québec et, si la réponse est non, à quel endroit aimeriez-vous vous produire et pourquoi ?

« Nous avons été chanceux de pouvoir jouer à Shawville au Québec en 2019 et nous nous sommes tellement amusés ! Nous étions si bien traités et nous avons hâte de revenir au Québec pour un séjour encore plus long.

Je (J.J.) jouais au hockey dans la ville de Québec dans le temps où les Citadelles jouaient encore au Colisée Pepsi dans la Ligue américaine de Hockey. Ça m’a permis de faire le tour du Vieux-Québec et d’y passer du temps et j’ai adoré. Ce serait génial de retourner et de jouer dans la ville de Québec ainsi qu’aux alentours. Bien sûr, nous aimerions voir Montréal, mais nous serions surtout contents de jouer à n’importe quel endroit où le monde a envie de nous écouter ! »

Comment s’est déroulé l’enregistrement de votre nouvel album « Been A Minute », considérant les circonstances difficiles que la dernière année et demie a apportées ?

« Le processus de l’enregistrement de « Been A Minute » était complètement différent de celui de n’importe quel autre projet que nous avons fait. C’était tout un défi, mais ça nous a tellement apportés. Nous avons bâti un studio sur notre propre ferme en Saskatchewan dans notre vieil atelier. Nous travaillions virtuellement avec les différents producteurs, mais nous enregistrions presque tout le vocal dans notre propre studio. Nous avons repoussé nos limites, mais ça nous a aussi appris à produire et mixer la musique d’une toute nouvelle façon. Ça nous a aussi donné beaucoup de liberté créative que nous n’avions jamais eue auparavant. »

Comment était-ce différent de vos albums antérieurs et qu’est-ce que vous retenez de positif à partir de cette expérience ?

« C’était différent de plusieurs manières flagrantes — nous n’avions jamais travaillé avec plus d’un producteur sur un même album et ce fut donc un défi d’unifier les différentes chansons et les différents styles des multiples producteurs pour obtenir un album cohérent.

Nous avons adoré investir du temps dans notre musique à l’intérieur de notre propre studio… Nous éprouvions tellement de plaisir à travailler sur toutes ces chansons (souvent, nous les repassons au peigne fin) pour obtenir le produit final désiré.

Du point de vue des chansons, il y en avait quelques-unes qui étaient sentimentales, mais nous désirions aussi des morceaux qui parlent fort d’espoir, de joie et d’amour au travers des relations. Tout projet vous apprend de nouvelles choses à propos de la musique ainsi qu’à propos de vous. En tant que groupe, c’est toujours un défi de grandir et d’évoluer sans perdre le son que vos fans ont supporté et appris à connaître. »

D’où vous vient l’inspiration pour cet album et, sans la pandémie, pensez-vous que vous auriez lancé un album complètement différent ?

« L’inspiration est venue de plusieurs endroits. Les différentes relations entre amis, famille, mentors, enseignants, etc., impactent toujours notre musique. Notre communauté et les expériences du passé jouent aussi sur ce que nous sentons que nous avons besoin d’enregistrer. La pandémie a apporté les thèmes de l’espoir et du bonheur. Nous avons réellement senti que nous avions besoin de nous pencher sur ces idées dans le but de pointer à ceux qui nous écoutent le côté positif qui s’en vient après la pandémie. Alors que c’était important pour nous de partager ces thèmes avec nos fans, ça n’a pas pour autant changé ce qui se passe dans le monde alors nous sentons tout de même une obligation de chanter sur ces thèmes. »

Qui sont vos artistes préférés au Québec ?

« Le Québec déborde de culture et de qualité. Dans notre propre style de musique, nous avons eu la chance de performer avec plusieurs artistes du Québec et il y en a plusieurs autres que nous admirons — des artistes comme Charlie Major, Patricia Conroy et Terri Clark ! »

À quoi ressemble la prochaine année pour les Hunter Brothers ?

« Durant les dernières semaines, il nous a été possible de recommencer à performer devant des audiences en présentiel — ce qui fut délirant ! L’énergie, l’excitation et l’engagement des gens venus aux spectacles étaient hors du commun. Pour la prochaine année, nous sommes enthousiastes à l’idée de continuer à nous produire en spectacle où nous le pouvons et de continuer à travailler pour lancer de la nouvelle musique ! Restez alertes à ce qui va sortir vers la fin de 2021… »

Plus d’informations 

Produit par Open Road Recordings, le groupe a collaboré avec le jeune auteur-compositeur-interprète Hunter Hayes pour 3 de leurs nouvelles pièces (un autre Hunter, c’était quoi les odds ?).

Originaires de Shauvanon en Saskatchewan, les Hunter Brothers ont sorti leur premier extrait El Dorado en 2016. Plusieurs nominations aux CCMA, JUNO et SCMA plus tard, le groupe en est aujourd’hui à son 3album après Getaway (2017) et State of Mind (2019). Ayant grandi sur la ferme familiale, ils attribuent une grande partie de leur succès à leur éducation rurale dans une maison dédiée à la foi, à la musique et au sport.

Entrevue traduite de l’anglais au français par Anthony Barabé.

Révision : Kim Desormeaux

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