Culturel, Nouvelles

Manuel de la vie sauvage : à mi-chemin entre la conférence et le théâtre

Manuel de la vie sauvage, c’est d’abord et avant tout l’oeuvre littéraire de Jean-Philippe Baril Guérard. Dans le roman, Kevin Bédard nous partage ses fameuses clefs du succès en affaires, alors que sur scène, on rencontre Cindy Bédard, jeune multimillionnaire qui nous accueille à sa conférence. La base du personnage demeure la même d’un médium à l’autre : la moralité, ce n’est pas donné à tous.

L’adaptation théâtrale se veut très satire du monde des start-ups et des conférences de motivation. On bouscule un peu les questions d’éthique dans le milieu des affaires et des technologies d’une façon tranchante, mais brillante.

Soir de première

Pour cette première médiatique, le 9 septembre, la mission semble avoir été accomplie. Les comédiens étaient face à un public conquis, parfois rieur, parfois songeur. Le plaisir de certaines personnalités publiques présentes n’a guère passé sous notre radar : les rires chaleureux de Pierre Bruneau ont enveloppé la salle et les sourires spontanés de Mathieu Quesnel ont soutenu la distribution de la pièce jusqu’au salut final. D’autres visages connus se trouvaient également dans le public, dont Simon Boulerice, Charlotte Legault, Olivier Barrette, Julie Roussel, Henri Chassé, Steve Laplante et Jean-Sébastien Girard pour ne nommer que ceux-ci.

Sur scène, Emmanuelle Lussier Martinez incarne la jeune entrepreneure avec brio. Capable de froideur et d’un air pointu, la comédienne a livré son texte avec aplomb et a su être très convaincante.

Mention spéciale également pour Stéphane Demers qui a personnifié trois personnages sur neuf. Ses interventions étaient toujours punchées et bien amenées.

Mise en scène

L’effet « conférence de motivation » était très bien réussi! On y croyait vraiment. Si vous n’avez pas lu le roman et ne connaissez pas l’histoire qu’on s’apprête à vous raconter, pendant les cinq premières minutes, vous vous demandez assurément si vous êtes au théâtre ou à une conférence donnée par une jeune femme qui a l’air trop sûr de son affaire. C’est bel et bien la bonne salle, je vous rassure. Ça témoigne simplement de l’excellente mise en scène de Jean-Simon Traversy, qui a travaillé de pair avec Jean-Philippe Baril Guérard qui signe lui-même l’adaptation de son œuvre pour le théâtre.

Pour les changements de décor, c’était plutôt dans l’ajout, et non dans le changement en soi. Un écran montait, puis redescendait, toujours en projetant un visuel intéressant qui soutenait bien le jeu des acteurs. On ajoutait des éléments de fête sur scène, puis on laissait le tout sur place, mi-déchu. Ça donnait tout de même le ton à la pièce et aux scènes qui suivaient. Comme une espèce de chaos intérieur qui prédit la suite des choses.

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À voir!

Définitivement, Manuel de la vie sauvage est une pièce à voir. Elle est à l’affiche au théâtre Duceppe jusqu’au 9 octobre 2021 et c’est votre chance de voir performer les merveilleux comédiens que compose la distribution : Patrick Émmanuel Abellard, Isabeau Blanche, Stéphane Demers, Emmanuelle Lussier Martinez, Maxime Mailloux, Joëlle Paré-Beaulieu et Anne Trudel. Les billets sont disponibles sur duceppe.com et dès novembre, la pièce sera disponible en vidéo sur demande.

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