Cinéma & TV

Un deuxième film pour le réalisateur et scénariste Philippe Cormier

Après avoir sorti en 2021 son premier long-métrage Lorsque le cœur dérange, voilà que Philippe Cormier est de retour sur le plateau de tournage de son deuxième long-métrage Le purgatoire des intimes.

Suite à un film où le réalisateur met en vedette une jeune trentenaire vivant avec des troubles de santé mentale en psychose, il nous présentera maintenant un film où « Alain Landriault (Normand D’Amour), un homme de 55 ans troublé suite à la mort de sa mère, aura des relations problématiques avec différentes femmes de son entourage. Sa solitude extrême et l’incompréhension de sa famille éclatée le pousseront à de graves gestes qui seront malheureusement irréversibles », peut-on lire dans le synopsis du film.

De grandes pointures du milieu télévisuel québécois se sont jointes à la distribution, notamment Jean-Pierre Bergeron qui incarnera le frère aîné du personnage de Normand D’Amour. On retrouvera également l’actrice Brigitte Lafleur, dans le rôle de la psychologue qui tentera d’aider le personnage principal lors de thérapies. Parmi les acteurs choisis par Philippe Cormier se trouvent aussi Sonia Vachon et Anne Casabonne, ainsi que Mélissa Bédard, qui pour sa part, incarnera la Juge Patricia Baptiste. Clodine Desrochers, campera le rôle de Dominique Duhamel, une policière… Une policière qui prendra son rôle très au sérieux, avec une certaine intensité insoupçonnée, selon ce que nous a raconté Cormier. Composent également la distribution : Anne-Marie Falcon, Karl Farah, Karine St-Michel, Jessie Nadeau, François Gadbois, Alexis Lefebvre, Tatiana Zinga Botao, Roxane St-Gelais, Vincent Bellefleur, Rebecca Gibian, Sara Karel Chiasson, Laurence Boileau, Emy Drolet, Gabrielle Marion, Émanuel Frappier, Carmen Sylvestre, Pascale de Blois, Thomas Francoeur, Sonia Vigneault ainsi que Lysandre Nadeau.

Visite du plateau de tournage

Le 1er août marquait le début de 21 jours de tournage pour Le purgatoire des intimes. Nous avons eu la chance de s’immiscer parmi l’équipe sur place, entre la peinture et le gypse dans une petite (pour ne pas dire minuscule) fermette d’Arundel. Malgré que c’était à l’étroit, les techniciens se coordonnaient à la perfection et le plateau avait des allures de fourmilière, où tout le monde s’adonne à sa tâche comme si ça avait été répété mille et une fois. On s’est fait petites, puis on a observé les professionnels à l’œuvre!

Comme toute première journée de tournage, la fébrilité qui habitait l’équipe était palpable. Par leurs conversations, leurs mimiques, leur rapidité et leur concentration inébranlables, on voyait à quel point le projet leur tient à cœur; à quel point leur job leur tient à cœur.

Cette première journée se déroulait à la campagne, tandis que plusieurs autres locations sont prévues d’ici au 22 août, notamment à Montréal puis sur la Rive-Sud.

Une équipe à l’image de Philippe Cormier : jeune, travaillante, soucieuse des détails

« La majorité de l’équipe a moins de 30 ans » nous confie Philippe Cormier, alors que la jeunesse omniprésente était l’une de nos premières observations en arrivant sur les lieux. Le plus vieux de la gang doit avoir quoi, 35, 36 ans? Malgré que nous n’étions pas face à des techniciens de 55 ans avec 30 ans d’expérience dans le corps, leur professionnalisme était grand; aussi grand que la maturité et les ambitions de Philippe.

Âgé de 21 ans, c’est pas un big deal, ni même gênant, pour Philippe de travailler avec de grands acteurs, qui pourraient en intimider plusieurs. Tant qu’il travaille avec des gens avec qui ça clique, et qu’il s’entoure des bonnes personnes, c’est tout ce qui compte. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a passé en auditions tous les acteurs pour les rôles de son film : il voulait être certain de connecter avec eux pour que ce soit naturel et fluide sur le plateau. La dynamique avant tout. Autre fait important pour Cormier : ne pas négliger les 50 ans et plus, et leur offrir des rôles à leur image. Tout le monde le sait : dans ce milieu, plus tu vieillis, moins les rôles importants devant la caméra se présentent. C’était donc nécessaire selon lui de faire revivre à l’écran certains noms qu’on ne doit pas oublier.

À bas les stéréotypes

Les recherches pour préparer adéquatement l’équipe et les acteurs ont été longues, mais ô combien nécessaires pour que le film puisse refléter la réalité le plus possible. De nos jours, c’est si facile de tomber dans les stéréotypes, dans les préjugés. C’était important pour Philippe de creuser davantage, d’aller au-delà de ces stéréotypes que nous connaissons comme société, et de présenter un rendu qui sera le plus près possible de la vraie vie. Autant pour des situations qui peuvent paraître banales, mais qu’on dévore toutes crues dans les productions américaines (comme de grosses objections dramatiques dans les salles d’audience), comme pour des sujets plus délicats, comme la prostitution, les réseaux d’escorte et les massages érotiques. La première image qui vient en tête pour plusieurs, c’est une fille qui consomme, qui a un background tout indiqué pour qu’elle se retrouve là où elle est, etc. Philippe Cormier a un désir de faire les choses correctement, de façon ludique et pertinente pour celui qui regardera le film, tout en amenant la société à réflexion.

Discussions avec des professionnels et des psychothérapeutes, présence lors d’audiences quelconques pour observer puis comprendre comment on fait les choses dans notre système de justice, s’éduquer de façon bienveillante sur la culture du sexe, car cela fera partie intégrante du film, et bien plus. Engager une coordonnatrice de l’intimité, qui fera le pont entre les idées de Cormier, puis les acteurs qui auront à jouer des scènes intimes, où le respect devra être mis de l’avant pour qu’ils puissent se sentir confortables et non brimés lors des tournages.

Les étapes ont été nombreuses, mais porteront certainement fruits. Un processus mature, professionnel, bienveillant : à l’image de Philippe Cormier.

Suivez Philippe Cormier et Le purgatoire des intimes sur Instagram pour demeurer à l’affût.

Rédigé en collaboration avec Claudia Boisvert

Crédit photo en couverture : Jay Arsenault

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