Tête d'affiche

Juillet 2021 | 10 questions à Jean-Michel Péloquin!

Jean-Michel Péloquin, tu l’as sûrement vu dans ta tivi à CASA, tant pour Bouffe MTL avec Yan Vallières que pour la série de l’heure qui fait tant rêver; Expat. Réalisateur, acteur, directeur photo… Jean-Michel cumule les succès et les projets. C’est d’ailleurs pour son animation d’Expat ainsi que pour son amour des voyages que nous l’avons approché pour être notre tête d’affiche.

Pour une raison bien évidente, l’équipe d’Expat a mis sur pied une saison Spécial Canada pour aller à la rencontre des expatriés qui se trouvent dans les provinces voisines. On s’en est donc inspiré pour que l’animateur nous parle de ses endroits préférés pour voyager, d’une ville sous-estimée dans l’Ouest canadien et d’où vient cette passion pour la découverte et l’aventure.

D’après vous, après avoir visité plus d’une soixantaine de pays, Jean-Michel Péloquin aimerait-il vivre la vie d’expat?

1. Après avoir sillonné les diverses provinces de notre pays pour l’émission Expat – Spécial Canada, y a-t-il une ville ou une mentalité locale qui t’as le plus conquis?
« Évidemment, j’ai un faible pour les provinces de l’ouest, la Colombie-Britannique et l’Alberta. Ceux qui y vivent ne font que jouer dehors. Il y a quelque chose de spécial avec le fait d’avoir les rocheuses ou l’océan Pacifique dans sa cour. Ils ont un véritable accès à la nature. Ici, au Québec, on doit réserver d’avance, conduire minimum une heure et payer un droit d’entrée pour jouer dans le bois… En général, les gens ne vivent pas pour travailler; ils travaillent pour vivre et c’est une mentalité qui me rejoint. C’est cher dans l’Ouest, pas mal plus qu’au Québec alors les gens n’ont  pas grand-chose, ils vivent simplement. Ici, on est beaucoup dans le paraître et dans la possession, tandis que par là-bas, ils sont tous passionnés de quelque chose, de plein air la plupart du temps, et ça, c’est mon style. Le temps aussi, c’est important pour moi. Et dans l’ouest, ils en ont où ils choisissent d’en avoir, tout simplement. »

2. Si tu décidais du jour au lendemain de faire tes bagages et de vivre la vie d’expat à ton tour, où irais-tu?
« St-Adèle!!!!! (rires) Sérieusement, je ne déciderais jamais de m’expatrier dans un autre pays ni même dans une autre province.  La meilleure place pour vivre c’est au Québec. Je le savais avant même de commencer le tournage de la première saison d’Expat et le tournage me l’a confirmé. Mais si on me l’imposait, si on m’expulsait du territoire canadien (rires), j’ai eu le temps d’y réfléchir et ce serait entre Amsterdam (Hollande) et Melbourne (Australie). Amsterdam pour sa position, surtout. La ville est bien située. On peut prendre le train le weekend et aller skier dans les Alpes, ou voyager un peu partout en Europe rapidement et pour pas cher. Se trouver un logement est relativement facile et pas si dispendieux que ça. Il y a du travail en masse, les gens sont bien payés (il est même possible d’économiser), et la ville est non seulement charmante, mais bien structurée. Tout le monde est à vélo, le sexe, la drogue et l’alcool ne sont pas tabou. Ce qui fait qu’il n’y a pas autant d’excès que l’on pense et très peu de criminalité. Les gens font le party mais sont à leurs affaires le lendemain. Melbourne, c’est loin, mais la vibe est géniale. Ça ressemble un peu à Montréal, mais avec l’océan et les plages. Là aussi, il y a de la job pour tout le monde qui veut travailler, surtout pour des Québecois. On est quand même travaillant comparativement aux Australiens, reconnus pour être un peu lazy… Se loger c’est cher, mais les salaires sont en conséquence. C’est une ville de party, avec des vignobles tout autour et en plus on peut surfer partout en Australie et même faire du snow. »

3. Tu as voyagé aux quatre coins du globe pour la série Expat. Inévitablement, tu as découvert plusieurs environnements et diverses façons de vivre. Après coup, en comparant avec tout ce que tu as vécu, vu et visité, selon toi, qu’est-ce qui fait notre force ici au Canada?
« Au Québec, surtout, il est facile de se trouver du travail, il est possible de s’éduquer presque gratuitement, de se soigner et jusqu’à récemment, de se loger de façon abordable. Il n’y a aucune autre grande métropole dans le monde où il est possible d’acheter un condo sans être millionnaire. Malheureusement, on le voit venir depuis longtemps, Montréal n’y échappera pas. Mais n’empêche, on est libre ici, il fait bon vivre. Je pense que de pouvoir économiser de l’argent aussi, c’est un grand luxe et ça semble être presque impossible ailleurs dans le monde à cause du coût de la vie. C’est sûr que de vivre au Costa-Rica sur le bord de la mer et s’ouvrir une petite auberge ça semble être un rêve, mais je vous garantis qu’à long terme, ce n’est pas une très bonne décision. Mieux vaut investir au Québec. »

4. Parmi les endroits que tu as visités, à quel endroit tu ne serais pas capable de déposer tes valises?
« Mon Dieu. Tellement d’endroits, par où commencer? Je n’habiterais jamais aux USA à cause de la culture. Jamais je ne vivrais en Amérique du Sud à cause de la corruption, de la criminalité et de l’aspect monétaire. Paris aussi, je n’aime vraiment pas, surtout à cause des Parisiens (rires). Pour ce qui est du Canada,  je ne remettrai plus jamais les pieds à Régina, qui est l’endroit le plus déprimant que j’ai vu de ma vie. J’aimerais mieux me tirer une balle que d’aller m’y établir… »  

5. Par expérience, dirais-tu qu’il y a des trésors cachés en termes d’environnement au Canada? Des coins sous-estimés dont on parle très peu?
« Ma plus grande surprise est Saskatoon (Saskatchewan). Nous y sommes allés en décembre, la ville était recouverte de neige et c’était tout à fait charmant. La ville est bâtie tout près de la rivière Saskatchewan et il semble possible de tout faire à pied. C’est l’endroit au Canada où j’ai le mieux mangé. La ville est hyper culturelle, il y a une grande scène musicale et artistique. Je m’attendais à ce que ça soit redneck, mais au contraire, la vibe est jeune et les gens vraiment cultivés et ouverts d’esprit. Je pense que ça vaut le détour. J’y retournerais à mes frais! »

6. Y a-t-il un endroit au Canada, où tu n’as pas encore mis les pieds, mais que tu aimerais explorer?
« Pour Expat – Spécial Canada, nous avions essayé de tourner partout au pays, mais à cause de la pandémie, plusieurs provinces nous étaient interdites d’accès, comme Terre-Neuve et La Nouvelle-Écosse. C’est dommage parce que j’ai toujours voulu aller à Halifax surfer. Terre-Neuve aussi, ça semble être le bout du monde pour moi et je suis sûr que les gens, les paysages, la mer, la bouffe, tout doit être extraordinaire. »

7. Post-pandémie, la prochaine fois que tu sortiras du pays pour voyager, où aimerais-tu aller?
« Je m’ennuie beaucoup du Vermont. J’adore cet état (pour y voyager, pas pour y vivre). J’aime les montagnes et les lacs.  Je vais souvent y camper l’été pour faire du vélo ou pour faire du snow l’hiver et ça me manque. Les Outer Banks en Caroline du Nord aussi. Je pense que ça serait mon premier voyage. J’y vais depuis que je suis enfant pour des vacances, je vais y surfer et faire du kitesurf. Il fait beau et chaud comme dans le sud et il y a des plages à perte de vue. C’est pas cher, surtout comme vacances, on peut se louer une immense maison sur pilotis beach front pour quelques centaines de dollars. »

8. Les voyages venant avec leurs lots de défis, de découvertes et d’apprentissages, qu’est-ce que voyager t’a appris sur toi-même?
« Le voyage m’a donné du courage, de l’autonomie, ça m’a permis de me cultiver énormément. Avant même d’animer des shows de voyages, je voyageais déjà beaucoup. Je partais des 4-5-6 mois autour du monde à une période de ma vie où mon entourage poursuivait des études universitaires ou entamait leur carrière. Je fuyais beaucoup, je ne partais pas vraiment en quête de quelque chose. Je fuyais surtout cette page blanche de ma vie où je ne savais pas trop quoi faire. Alors je me disais que tant qu’à ne pas trop savoir quoi faire dans la vie, j’allais en profiter à fond et partir à l’aventure pendant 15 ans, sacrifiant au passage une profonde relation amoureuse… Les voyages me valorisaient énormément à ce moment-là. J’apprenais le surf, des langues, des cultures, j’ai acquis beaucoup d’expérience de vie en peu de temps, bonnes ou mauvaises… Ce que j’ai surtout appris  avec tous ces  trips, c’est que le bonheur n’est pas ailleurs. Maintenant, je suis un peu fatigué du voyage, un peu blasé. C’est sûr que je suis allé dans l’excès avec les contrats de télévisions à l’étranger. C’est pas du tout jet-set d’être dans un aéroport ou un avion constamment, je ne sais pas comment font les agents de bord, sérieux! J’ai envie de me poser et de me baigner dans un lac du Québec. Fini les vacances autour du monde. »

9. Tu te définirais comme étant une personne nomade, ou davantage sédentaire?
« Voir #8. »

10. Au fil de ta carrière, tu as été amené à parcourir divers pays, notamment dans le cadre des tournages de Les Riders, Ouisurf et Expat. En survolant ton parcours, c’est inévitable que pour toi, voyager, c’est précieux. D’où vient ton amour pour les voyages et la découverte?
« Ça vient d’un ami du secondaire, Frappier, il était plus vieux d’une année. Quand j’étais à ma dernière année du secondaire, il était parti faire le tour de l’Europe et il m’envoyait des lettres de ses aventures, un peu comme un blog de voyage, mais dans un cahier Canada (rires). Il écrivait super bien et ça me captivait. Il décrivait ses partys à Barcelone, il expliquait comment il prenait le TGV gratuitement, il décrivait les Alpes, Istanbul, Berlin, Bruxelles, etc. Alors dès que j’ai eu 18 ans,  j’ai économisé un peu d’argent et je suis parti seul au Costa Rica pour apprendre à surfer. Je me vois encore dans un bus local bien excité avec mon Lonely Planet… »

Fan d’Expat? Vous serez heureux d’apprendre que l’émission revient en ondes pour mai 2022. D’ici là, Expat – Spécial Canada est disponible sur demande si vous souhaitez voir ou revoir les épisodes. CASA présente également quelques rediffusions, vérifiez votre guide télé!

Suivez Jean-Michel Péloquin sur IG.

Un grand merci à Jean-Michel pour son temps et son ouverture.

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