Témoignages

Les arts: un service essentiel à notre santé mentale

Il y a plusieurs semaines, alors qu’on était en pleine quarantaine, le Sunday Times a sorti un sondage dans son journal. Les résultats m’ont causé un peu, beaucoup, d’urticaire. Il s’agissait d’un palmarès, des 5 travails jugés essentiels, puis 5 autres jugés non-essentiels. En première position pour les jobs non-essentiels? Artiste.

Le Sunday Times, c’est un journal publié au Royaume-Uni et en Irlande. Ils ont sondé environ 1000 personnes pour connaître l’opinion des gens, à savoir quels métiers étaient les plus essentiels pour contrer la pandémie à Singapour. C’est des stats, je comprends. C’est quand même pertinent comme sondage, vu la situation qu’on vit. Je respecte leur démarche et les résultats. Je remets pas ça en cause. Mais mettons que ça me sert de carburant pour vous emmener à mon prochain point.

Je pense qu’il faudrait être raisin sur un méchant temps pour ne pas être d’accord que les travailleurs de la santé, ils sont les premiers travailleurs essentiels dans la chaîne. Pour notre santé physique et physiologique. Period.

Mais, je tiens à dire haut et fort, à quel point les arts sont un service plus qu’essentiel pour notre santé mentale. Haut. Et fort. Je le dis, pis je le répète. (Tu peux m’imaginer debout sur une chaise à te gueuler ça au grand vent si tu veux.)

On remerciera jamais assez les Matt Duff et Martin Vachon de ce monde. Tsé, ceux qui ont refusé de s’asseoir sur leur steak, pis qui ont promis de continuer à divertir le monde, même dans leur salon. Malgré qu’on était cloisonné dans notre chez-nous. Malgré qu’on voyait les stats grimpés de jours en jours. Malgré que certains de nos proches, fragiles, tombaient comme des mouches. Malgré qu’en regardant tout autour, ça donnait pas le goût de rire ou danser. La liste est longue. Des beaux humains créatifs qui ont rendu notre confinement moins plate, il y en à la tonne.

Se réinventer; Ça été le mot d’ordre du trois-quarts des artistes et artisans. La technologie a grandement aidé à ce qu’on puisse se rapprocher et avoir de quoi à s’accrocher.

Je connais beaucoup (trop) de gens qui ont été affecté par leurs 4 murs blancs. L’angoisse. L’anxiété généralisée. Les crises à tout bout d’champs. Parce qu’on voyait pas le boute à tout ça.

Là, il fait beau. Les mesures s’assouplissent pour tout ce qui entoure les arts et spectacles. On s’en plaindra certainement pas. Mais le coronavirus demeure présent. C’est important de faire attention. Si tu le fais pas pour toi, fais-le pour les personnes vulnérables. Pense plus loin, moins profond, que ton p’tit nombril, s’il te plaît. On veut s’asseoir ensemble dans une belle salle champêtre, entendre un bourdement au fond de nos tympans parce que Dieu que le son est fort PIS QUE C’EST PARFAIT DE MÊME. On veut rire ensemble. Recréer cette vibe naturelle-là. Tripper ensemble, à une seconde précise, parce qu’on a du gros love en commun pour l’artiste qui est devant nous. Tout ça, en respectant les mesures mises en place. Pour ta santé. Pour la mienne. Pour celle des aînés pis des personnes à besoins particuliers.

La pandémie, c’est loin d’être fini. Mais, on va souhaiter que le pire soit derrière nous.

À date, pour notre morale, ça a bien été.

Pis ça, c’est grâce aux travailleurs, dit non-essentiels.

Vous saurez vous reconnaître.

Merci.

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